L'allaitement donne t-il droit à un congé mat supplémentaire?

Aujourd'hui....la loi en vigeur ne donne plus droit à un congé d'allaitement mais à un prolongement de votre congé maternité d'une durée de 4 semaines sur prescription médicale que vous soyez dans le secteur privé ou public: c'est le congé pour raisons pathologiques!
Seules, des raisons de santé, liées à l’accouchement peuvent motiver cet arrêt et être accepté par la Sécurité Sociale. Les causes peuvent être un baby blues, une césarienne difficile.

Comment continuer d'allaiter lorsque vous avez repris votre travail?
Aujourd'hui disons le, c'est quasi impossible! Le code du travail mentionne plusieurs articles permettant de bénéficier du droit d'allaiter sur votre lieu de travail mais sont soumis à beaucoup de contraintes....

En théorie, ces droits vous permettent de :
Disposer d’une heure pour allaiter pendant les heures de travail jusqu’au un an de votre enfant (L224-2).
L'heure d'allaitement peut-être coupée en 2 demi-heures (R224-1).
D’être autorisée à allaiter dans votre établissement pendant cette durée. Un local peut être mis à votre disposition selon l’importance et la nature de l’établissement. (L224-3).
Au delà de plus de cent femmes de 15 ans dans l’établissement, vous pouvez exiger une pièce d’allaitement dans ou à proximité de l’établissement. (L224-4).
La pièce d'allaitement doit obligatoirement comporter de l'eau, un lavabo et un siége (R224-3)
Article L 224-2. Pendant une année à compter du jour de la naissance, les mères allaitant leurs enfants disposent à cet effet d'une heure par jour durant les heures de travail. Article R 224-1. La durée d'une heure dont disposent les mères pour l'allaitement de leurs enfants est répartie en deux périodes de trente minutes, l'une pendant le travail du matin, l'autre pendant l'après-midi. Le moment où le travail est arrêté pour l'allaitement est déterminé par accord entre les intéressées et leurs employeurs. A défaut d'accord, il est placé au milieu de chaque demi-journée de travail. Article L 224-3. La mère peut toujours allaiter son enfant dans l'établissement. Les conditions auxquelles doit satisfaire le local où la mère sera admise à allaiter son enfant sont déterminées suivant la nature et l'importance des établissements, par règlement d'administration publique. Article R 224-2. Le local prévu par l'article ci-dessus doit satisfaire aux conditions suivantes : a) être séparé de tout local de travail b) être pourvu d'eau en quantité suffisante, ou se trouver à proximité d'un lavabo c) être pourvu de siège convenable pour l'allaitement Article R 224-3. Les enfants ne peuvent séjourner dans le local prévu à l'article précédent que pendant le temps nécessaire à l'allaitement.
Pour obtenir les textes détaillées: http://www.legifrance.gouv.fr/

Et aujourd'hui la loi est plutôt en faveur de l'employeur:
Votre employeur n’est pas obligé de vous payer les heures prises pendant l’allaitement.
Des conventions collectives peuvent prévoir des dispositions supplémentaires aux articles cités précédemment.
Votre employeur peut demander un contrôle pour vérifier votre arrêt pathologique.

L'académie de médecine va t-elle sauver notre congé mat?

L'Académie de médecine souligne dans un rapport sur la nutrition des nourrissons la supériorité du lait maternel sur le lait de vache ou les formules à partir de lait de vache, souhaitant que le congé de maternité postnatal soit allongé jusqu'à 4 ou 6 mois chez les mères qui allaitent.
"L'alimentation des premières semaines de vie a un rôle dans l'apparition de phénomènes pathologiques chez l'enfant et de l'adulte", affirme l'Académie de médecine dans un rapport sur l'alimentation du nouveau-né et du nourrisson, adopté cette semaine et présenté par le Pr Bernard Salle, pédiatre et nutritionniste.


L'Académie note à cet égard que "l'allaitement au sein favorise une meilleure maturation sensorielle, diminue le risque de survenue d'eczéma, des infections intestinales et respiratoires, de la mort subite chez le nourrisson". Il diminue aussi le risque d'obésité et du diabète de type 1 chez l'enfant et des maladies cardio-vasculaires à l'âge adulte .
Il est vrai que, selon elle, "de tous les laits de mammifères, le lait de femme a la teneur la plus élevée en lactose et la plus basse en protéines et en caséines", avec des cellules en nombre important et des immunoglobulines, qui "protégent le nourrisson des infections bactériennes et virales".
Quant aux acides gras essentiels qu'il contient, ils ont un rôle "dans le développement cérébral, celui de la vision et du développement psychomoteur".
L'Académie suggère aux pouvoirs publics "une politique plus active d'incitation à l'allaitement maternel". Elle souhaite que le congé maternité postnatal "soit allongé au moins jusqu'à quatre mois chez les mères qui allaitent exclusivement", voire six si elles le demandent.
Elle rappelle aussi que "par sa richesse en protéines et sa carence en fer et en acides gras essentiels", le lait de vache "n'a pas sa place dans l'alimentation du nourrisson avant l'âge d'un an".
L'Académie de médecine estime que l'âge de la diversification alimentaire doit se situer "après l'âge de 5 mois et avant 7 mois".
En matière d'allaitement maternel, la France est en retard sur les autres pays européens : 60% des enfants sortant de la maternité sont nourris au sein, selon une enquête de 2005, mais seulement 15% le seront encore à six semaines de vie.

Encore une lingette, et je crise!

Je suis toujours étonnée de trouver encore sur presque toutes les tables de nuit et sur toutes les tables à langer et aussi dans les trousses de toilettes des lingettes, des lingettes et encore des lingettes. De toutes les marques, pour tous les usages, à tous les prix!!!

La démocratisation de la lingette à toutes les classes sociales est assez récente. Mais depuis peu, c'est vraiment exagéré, on est passé à un stade supérieur: l'universalisation de la lingette.
Ce qui me semble absurde, c'est dans les petites chambres de l'hôpital, le lavabo est à moins de 50 cm du fauteuil, alors pourquoi préférer se frotter les mains avec une lingette plutôt que de tout simplement se les laver. (Ce qui est beaucoup plus efficace pour éliminer les microbes).
Pourtant, à l'automne dernier, les médias ont beaucoup parlé des problèmes que posaient les cosmétiques pour bébé lors de l'arrêt de la distribution des mallettes roses aux accouchées dans les maternités.
Les produits contenus dans les lingettes n'ont pas fait la preuve de leur innocuité, certains sont même soupçonnés d'être cancérigène. La peau de bébé est très fine, et la lingette ne nécessitant pas de rinçage, les produits sont absorbés potentiellement par son organisme.
Alors pour débarbouiller son enfant, lui nettoyer les fesses, mieux vaut préférer les produits de nos grands-mère: eau, savon doux, liniment. Et aussi, pourquoi ne pas donner au bébé l'habitude de se laver les mains dès qu'il commence à crapahuter?
Peut-être qu'il est temps de prendre conscience que ce qui est marqué dans les rayons bébés du supermarché et dans les pharmacies n'est pas parole d'évangile, mais marketting, et faire plutôt confiance aux choses simples et éprouvées par l'expérience.
Je pourrai encore écrire quelques paragraphes sur l'impact environnemental de leur fabrication et de la quantité de déchets produite, mais je préfère insister sur ce qui tient à coeur chaque parents (je l'espère): le bien-être et la santé de leur bouts de choux.

Une histoire vécue...:Vive l'aptonomie...C'est un papa qui le dit!

C’est moi, le papa.

J’avoue que la première fois que j’ai mis les pieds chez ce « sage-homme », Willy, j’étais très dubitatif. En ce temps-là, Ella (ma femme) me semblait s’enfoncer de plus en plus dans des pratiques « compensatoires ». A titre d’exemple, elle se passionnait pour des sujets aussi divers que, l’hypnose ériksonnienne, le « sans gluten et sans lait », la libération par la voix, le Salut au Soleil, etc.

Qui plus est, la perspective de contempler ma femme, en petite tenue, se faire manipuler par les mains d’un homme - fût-il sage-femme ! - ne m’amusait guère.

En réalité, tout se passa pour le mieux. Willy était l’incarnation du Serment d’Hyppocrate : Bien que n’étant pas médecin, il en avait l’éthique. Mais j’avoue que lorsqu’Ella décida d’accoucher avec lui, je restais méfiant. Je ne fus totalement convaincu que lors de la réunion à la Clinique du « Bien-naître », dont le seul nom consitait pour moi en une heureuse promesse…

En effet, j’avais souffert de mes deux premiers accouchements (j’en avais un d’avance sur Ella). Ces accouchements étaient surmédicalisés : Ella a parlé de péridurale, mais pour moi le monitoring avait été un calvaire dès la première fois. Soudain, le Monitoring s’arrête : le cœur du bébé s’est-il arrêté ? On court dans tout l’hopital pour chercher quelqu’un ; personne. Au bout de 20 minutes, enfin, on vient : le capteur s’est juste un peu déplacé. Rien de grave. Juste les pires minutes de ma vie.

Travaillant dans la musique, j’ai découvert lors du 2e accouchement qu’on pouvait soi-même baisser le son du Monitoring. Ma tension baissa d’autant. Personne n’avait pris le temps de me l’expliquer... Mais, bien pire que ce que doivent endurer les parents pendant l’accouchement (la mère en premier chef, bien sùr), le pire restait pour moi l’offense faite aux bébés à la naissance. (...)

Tirés, extirpés hors du ventre, on décide pour eux quand sera le terme. S’ils ne sont pas sortis la veille du terme, on provoque la sortie (sans l’assentiment des parents) : sous couvert de vérifications, on « force » l’ouverture du col. On donne des médicaments pour accélerer l’expulsion (rentabilité, chiffre). Une fois dehors, on les sort, sous l’horrible soleil des néons, on les intube (même quand tout va bien – procédure de sécurité), on les aspire, on les pèse sur une balance en métal (bien glacée), on les tire pour les mesurer, on les lave.
La mère, sous l’influence de la péridurale, ne s’est même pas rendue compte qu’on découpait son périnnée pour accélérer encore l’expulsion. Elle évacue, comateuse, le placenta.

Enfin, près de 45 minutes après la naissance (parfois plus), le bébé finit sur le ventre de sa mère.

A la clinique du « bien-naître », nous avons enfin connu le BONHEUR d’accoucher ENSEMBLE. Je me suis senti vraiment utile, pour la première fois. Assis derrière ma femme, le corps collé contre son dos, je l’ai massée pendant tout l’accouchement, et j’ai réussi à la soulager. Nous avons pu adopter toutes les positions que nous souhaitions, car elle n’a pas été mise sous Monitoring (juste à deux reprises, pour vérifier que tout allait bien).

Aujourd’hui, avec le recul, je réalise que tout ceci a été rendu possible par la conjugaison de la pratique de l’aptonomie avec Willy, et de la volonté rebelle de ce groupe de sages-femmes éclairées, dernier bastion de ce qu’est réellement le bien-naître.
Pour conclure, je regrette qu’aujourd’hui ce genre de bonheur soient réservés aux nantis. A mon sens, tous les bébés ont le droit de naître dans l’Amour. En attendant ce jour comme un oiseau sur la plus haute branche, où l’aptonomie et l’ « accouchement dans la dignité » seront généralisés, remboursés par la Sécurité Sociale et reconnus.

L'avis d'une sage-femme sur la réforme du congé parental

Je n'ai pas l'impression que les femmes qui prennent un congé parental aient le sentiment d'avoir gaché quelque chose. Les femmes concernées en effet jusqu'à présent sont plutôt celles qui effectuent un travail peu rémunéré, sans qualification: ouvrières, caissières, agents d'entretiens... La compensation financière par la caisse d'allocation familiale, leur maintient leur salaire tout en leur permettant de rester avec leur famille. Pour les catégories socio-professionnelles moyenne, le congé parental est utilisé en partie, pour minimiser la perte de salaire, et allier travail et famille. Pourquoi pas alléger un peu son agenda professionnel quelques semaines au moment de l'arrivée d'un enfant. Voilà pour l'aspect financier.

Ensuite, le point de vue médical: le congé parental permet de compenser la faiblesse du congé maternité. La jeune maman n'est pas physiquement totalement remise 10 semaines après un accouchement. Et d'un point de vue psychologique, le séparation est encore difficile pour la mère et le bébé. De plus, l'OMS recommande une durée d'allaitement maternel exclusif de 6 mois, or pour maintenir la lactation il faut des tétées au moins toutes les 5 heures... Difficilement compatible avec la plupart des métiers!
Enfin, la bronchiolite concerne environ 30% des nourrissons chaque hiver, c'est un vrai problème de santé publique. Le nombre de cas chute en quelques jours dès qu'il y a une grève des transports et que les parents restent chez eux avec leurs nourrissons. Donc un moyen radical de régler ce problème serait de permettre aux jeunes mères de rester auprès de leur bébé les 6 premiers mois.
En conclusion pourquoi ne pas repenser le congé parental et le congé maternité, en s'intéressant de près au bien être physique et psychologique de l'enfant et des parents en tenant compte bien sur de l'aspect socio-professionnel, et au passage à la place de la femme dans le monde du travail. Cette réflexion ne peut pas se faire en terme de nombre de place en crêche ni uniquement en terme de rénumération.

Le congé parental réformé

Nicolas Sarozy l'a dit: "Il (Le congé parental) est à l'origine d'un immense gâchis, a affirmé le chef de l'Etat. Gâchis pour les femmes concernées, car la majorité d'entre elles aurait souhaité poursuivre leur activité. Gâchis pour les familles, car un congé parental, c'est un salaire en moins. Gâchis pour la société, car ces dispositifs maintiennent en dehors du marché du travail près de 800 000 femmes par an."

Créé en 1985, le congé parental, qui donne droit à une prestation de 550 euros par mois, permet à une mère - plus rarement un père - de s'éloigner du marché du travail pendant trois ans. Ce système, conçu à l'origine pour les familles de trois enfants, a été étendu en 1994 à celles de deux enfants. Depuis, le nombre de bénéficiaires a explosé, pour atteindre, en 2007, plus de 570 000 parents. Or 30% de ces femmes affirment avoir recours à ce congé par nécessité car elles n'ont pas de solution de garde...

Pour mettre fin à ces difficultés, Mme Tabarot plaidait pour un congé plus court - un an -, mieux rémunéré - 67 % du salaire plafonné à 1 800 euros - et mieux partagé avec le père. Afin d'encourager les hommes à s'occuper de leurs jeunes enfants, la députée souhaitait réserver au parent actif - le plus souvent le père - une période de deux mois. S'il renonçait à les prendre, ce congé serait perdu, ce qui pénaliserait la famille tout entière.
Si la réforme du congé parental s'inspire de ces propositions, la France se rapprochera - à petits pas - des pays nordiques : après la naissance d'un enfant, la Suède offre ainsi aux parents un congé de 390 jours indemnisé à 80 % du salaire, voire 100 % dans les grandes entreprises et la fonction publique. Ce congé comprend, comme le propose Mme Tabarot, 60 jours "non transférables" qui bénéficient le plus souvent au père. Mais qui dit congé parental plus court dit solution de garde démultipliée....
Pour égaler les pays nordiques, la France a un long chemin à parcourir en matière de structures d'accueil : elle compte à peine un million de places de garde pour 2,4 millions d'enfants de moins de 3 ans. Le retard est tel que le gouvernement a renoncé à mettre en place un "droit opposable" à la garde d'enfants. Mais M. Sarkozy a promis l'ouverture de 200 000 places supplémentaires d'ici à 2012. Pour soutenir cet effort, les crédits destinés à la construction de crèches seront augmentés de plus de 6 % en 2009. Article paru dans l'édition du Monde du 15.02.09.

Mais est-ce que réduire le congé parental d'1 an mieux indémnisé (on ne s'en plaindra pas) est-il moins pénalisant pour la femme qui souhaite reprendre son travail ? Est-ce que ces femmes ne choisissent pas le congé parental surtout parceque les modes de garde sont chers et que souvent le salaire de leur travail couvrirait à peine cette dépense? un sujet suscitant encore beaucoup de questions...